Deux hommes, quatre mains, deux queues, quatre yeux, deux bouches, quatre doigts...
je ne suis pas mathématicienne, mais pour moi, ça fait beaucoup de plaisir !
Décidée à croquer la vie à pleine dents, je partage ici ma découverte du libertinage et, somme toute, de moi-même...
Une jeune femme me disait au dernier Munch qu'elle était étonnée de m'entendre parler de libertinage un sourire aux lèvres... mais en voyant arriver mes invités, ravis d'être présents, tout de latex et de bonheur vêtus, comment ne pas me réjouir de ces rencontres incroyables?

Je suis peut être fleur bleue - même si ce n'est pas traditionnellement dans ce champ sémantique qu'on utilise cette expression - mais à chaque fois que je suis entourée de tant de sexe et de plaisir, je ne peux m'empêcher d'exécrer le cinéma porno... tant de scènes quasi identiques reproduites dans ces soirées, et cependant, je ne me sens absolument jamais dans une situation glauque, je ne me sens jamais sale ou salie par mes pratiques...
Oui, j'aime avoir un homme entre mes cuisses pendant qu'un autre se fait caresser par ma bouche et de ma langue sa queue tendue, et qu'un troisième caresse mes seins ou taquine mon oeillet... et le seul sentiment que je ressens, c'est une sorte de plénitude, de plaisir, de normalité même... oui, nous écoutons nos corps, y'a-t-il plus normal que cela?" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Ce que j'ai ressenti, moi, en voyant et écoutant ces hommes, c'est une profonde tristesse. Comment notre société peut elle accepter de créer de tels décalages, de telles souffrances, en tenant à ranger chacun et chacune dans une case... Peut-être peut-on comparer cela à la souffrance des filles anorexiques, qui n'aiment pas le corps dans lequel elles sont nées? C'est très intéressant que le film ne se soit pas focalisé sur des homo transgenres, qui auraient pu faire dévier le sujet vers la question de l'homosexualité... ici, ils sont syndicalistes, psychothérapeutes, traducteurs, pères de famille, aucun ne considère son travestissement comme une volonté de séduction envers son propre sexe.En fait, j'ai du mal à les comprendre, ces hommes malheureux.... tout cela me semble si loin de moi, si étranger. J'en suis heureuse en un sens, de ne pas avoir à ressentir ce malheur. Mais que peut faire la société pour défaire ce carcan et laisser chacun être heureux?
- Vous voulez pas baiser?http://www.youtube.com/watch?v=fQKZyfOJB7s
- pardon?
- Vous voulez pas baiser?
- PARDON?
- vous voulez pas baiser?
Eclats de rire (de ma part bien sûr)....