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dimanche 9 janvier 2011

Plaisirs offerts

Sur scène, une fiancée était vendue...
et dans l'antichambre, personne ne monnayait les plaisirs dispensés et reçus...

hommes connus et femmes inconnus, peu importe,
les corps se sont
frôlés,
caressés,
goûtés,
léchés,
embrassés,
enconnés,
enculés,
emmêlés,
piétinés,
partagés,
imbriqués,
rassasiés,
remerciés.....

vivement la prochaine fois !

jeudi 11 novembre 2010

Tirade du libertin

Je pourrais raconter la soirée dernière
en la résumant à une partouze suivie d'un quartett
Je pourrais parler de 7 libertins à l'assaut d'un club vide
et repartis pour de nouvelles aventures indiennes...
Ah ! non ! c'est un peu court, jeune homme !
On pouvait dire... Oh ! Dieu !... Bien des choses en somme
Agressif : 'Messieurs les morts de faim
de mes fesses enlevez vos mains".
Amical : 'Chez moi continuons la soirée,
chers amis, il fait froid dehors, venez vous réchauffer'
Descriptif : 'C'est un club, c'est une partie fine,
c'est un beau moment pour les chattes et les pines.'
Curieux : 'Mais comment est-ce que tout celà s'emboite,
des hommes et des femmes de façon (in)adéquate?'
Gracieux : "N'est-ce pas que tous ces corps, ces peaux,
ces bouches, qui se touchent, se caressent, sont beaux?
Truculent : "De voir ces fruits juteux, ces bouches affamées,
ce festin devant mes yeux, j'en ai l'appétit aiguisé"
Prévenant : "ta queue se trouve-t-elle bien dans mon con
je la sens serrée et raide, comme dans un cocon"
Tendre : "que je suis bien dans vos bras,
hommes et femmes tous ensemble, c'est le nirvana"
Pédant : " L'animal seul, monsieur, qu'Aristophane
Appelle Hippocampéléphantocamélos
Dut avoir sous le bassin tant de chair sur si peu d'os !"
Cavalier : "Voulez vous bien me baiser, monsieur
j'ai vraiment la chatte en feu"
Emphatique : "oh ouiiiiiiiiiiiii
prenez moi, s'il vous plait, je me sens furie"
Dramatique : 'Le Kamasutra même jamais n'aurait pu inventer
tant de plaisirs et de variations combinées"
Admiratif : "Quelle peau douce, chère amie"
Lyrique : "Jamais de ma vie, un tel vit je ne vis"
Naïf : "c'est donc ainsi que les partouzes se déroulent"
Respecteux : "chers amis, je suis tout simplement aux anges
de vous avoir rencontrés, et de vivre avec vous ce mélange"
Campagnard : "crénom de dieu, si ça c'est pas une partouze
Par Saint Guilledou, hé, j'en veux bien encore douze !"
Militaire : En formation, Messieurs, et prenez d'assaut
ces trois culs de femme qui vous montrent leur dos"
Pratique : "Il y a 4 hommes, dont 3 bis, et 3 femmes, qui le sont aussi
par quels emboitements commençons nous ici?"
Enfin, en quelques mots, le plaisir d'une telle soirée
ne peut évidemment être résumé...
En agréable compagnie, il n'est pas de soirée ratée
et vous, mes chers bisounours, m'avez plus que gâtée
Tous leurs sens en émois, les 7 libertins à l'assaut de la salle aux miroirs,
en exhibition sur le lit géant, ou dans la pièce noire,
ont une fois encore du désir écrit l'histoire.


Librement inspiré de la tirade du nez de Cyrano....

vendredi 29 octobre 2010

Soirée Privée sans privations...

Hier soir, pour la première fois, je rassemblais mes compagnons de luxure chez moi.
Au programme? un sujet de débat avant de devenir objets d'ébats...

Dress code : toute pièce d’habillement qui soutient votre imagination

Drink code : soyons snob, champagne !

Une jeune femme me disait au dernier Munch qu'elle était étonnée de m'entendre parler de libertinage un sourire aux lèvres... mais en voyant arriver mes invités, ravis d'être présents, tout de latex et de bonheur vêtus, comment ne pas me réjouir de ces rencontres incroyables?

   



On trinque en l'honneur d'une absente, S*, retenue chez elle pour des raisons familiales, on accueille A*, nouvelle - pour certains d'entre nous en tout cas, arrivée inopinée de O*, tweets insupportables de Miss D*.

C* avait apporté des supports pour notre débat. Oh, ce n'était pas un débat de l'Académie Française - quoi qu'on a compté les points comme au Scrabble, et qu'on était bien plus joyeux, mais le pré-texte (ou pré-sexe?) était intéressant, fructueux, varié. Un podcast un jour peut être? hum hum...




Très vite - oh, nous avons tout de même attendu quelques heures tout de même, nous ne sommes pas (que) des animaux - les mains se sont faites baladeuses et caressantes, les bouches fiévreuses et humides, les regards brillants et complices, les corps se sont rapprochés, bouches et chaussures, doigts et chattes, mains et latex...





Notre tweeteuse s'étant enfuie - l'avons nous effrayée? merci à elle néanmoins pour les photos... sur un fond de Norah Jones, le claquement des mains sur des fesses trempées de champagne, les gémissements de bouches affairées, des scènes de luxures se reflétant dans les miroirs et les yeux des participants et participantes...
Des duos, des trios, des quartettes... un concert de plaisir(s)...




Je suis peut être fleur bleue - même si ce n'est pas traditionnellement dans ce champ sémantique qu'on utilise cette expression - mais à chaque fois que je suis entourée de tant de sexe et de plaisir, je ne peux m'empêcher d'exécrer le cinéma porno... tant de scènes quasi identiques reproduites dans ces soirées, et cependant, je ne me sens absolument jamais dans une situation glauque, je ne me sens jamais sale ou salie par mes pratiques...
Oui, j'aime avoir un homme entre mes cuisses pendant qu'un autre se fait caresser par ma bouche et de ma langue sa queue tendue, et qu'un troisième caresse mes seins ou taquine mon oeillet... et le seul sentiment que je ressens, c'est une sorte de plénitude, de plaisir, de normalité même... oui, nous écoutons nos corps, y'a-t-il plus normal que cela?
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !"

Cependant, la vie, les sentiments, les insécurités se rappellent à notre souvenir. Oui, je vis avec bonheur mes expériences présentes, mais en partie aussi parce qu'elles me permettent de me poser les bonnes questions.

Cette fois-ci, ce n'est pas moi qui ai abordé la question de la séduction au sein d'un groupe, mais évidemment je me la suis posée aussi. Comment savoir quelle est l'image que l'on projette sur les autres? Comment être sûre que l'on plaît, que l'on est désirable?

Questions difficiles, violentes, blessantes, que chacun se pose nécessairement, et pas qu'une fois, dans ces circonstances où le désir est si présent que le moindre manque d'attention s'en ressent d'autant plus durement...

Les mots peuvent aider à cicatriser les maux.... ainsi qu'une partie carrée (qui était en fait pentagonale)

5h du matin, Paris s'éveille, et je m'endors entre deux amants aux mains douces et aux bouches plus douces encore....

Merci une fois encore à vous, et spéciale dédicace, comme disent les jeunes, à f*, qui m'a dit lire mon blog avec plaisir sans jamais faire savoir sa présence... à bientôt vous tous !

lundi 9 août 2010

Luxure, trio et volupté .....

Je ne sais comment parler de cette nuit....
Moi qui m'enivre de mots, ceux-ci se dérobent pour évoquer toutes les sensations, toutes les premières fois de cette nuit doucement folle....
Quelle chance d'avoir rencontré ces deux amants lubriques et libres, taquins et sensuels, doux et érotiques...
Récit donc d'une nuit de premières fois...

M* prend ma bouche, la porte encore ouverte, de ses lèvres si douces...
Entre ses mains, mes pieds se font cajoler, masser, dorloter...
Un verre, mais ce n'est pas de celà qu'il a soif, et il vient se désaltérer entre mes jambes, j'ai déjà les yeux clos pour profiter de toutes les sensations que sa langue et ses doigts me procurent...

Interrompus par C*, qui se fait pardonner d'une bouteille de champagne : Première fois que j'utilise mes flûtes à champagne....

Devant les miroirs de mon armoire, vision électrisante de ces deux hommes qui me caressent, des doigts inquisiteurs sous ma robe, mes seins sortis de mon décolleté, leurs bouches, leurs souffles....

Se pencher vers l'un pendant que l'autre flatte mes fesses, première pipe au champagne... hummm....

Nous voir nus, sourires aux lèvres et désirs aux yeux... c'est si beau le stupre dans vos yeux, messieurs...

Impossible de faire un récit chronologique, les images d'hier soir me reviennent comme des flashs, je me sens fondre encore rien que d'y repenser...
Deux sexes, face à moi, vilaine gourmande que je suis, mes mains flattant leurs couilles, première double fellation : ma bouche passant de l'une à l'autre, frottant les glands l'un contre l'autre, les embouchant ensemble (enfin, essayant... mes deux comparses sont bien dotés par la nature, et j'ai beau être grande gueule, j'ai une petite bouche....)
Les yeux fermés, caressant une joue, un dos, des fesses, offrant ma bouche à celle qui mordille mon épaule ou me lèche l'oreille...
Des doigts en moi, lesquels? il me semble sentir deux mains s'emparer de mon con...
Remplie enfin, un sexe dans la bouche, un autre au fond de moi, et un doigt dans mon cul....

J'ouvre les yeux parfois, et cette vision incroyable de mon corps offert à ces deux hommes qui s'en repaissent pour notre plaisir à tous les trois est intensément jouissif... Ces deux hommes aux corps si différents, qui partagent avec moi ce moment si érotique...

Assise sur l'un, sentant la queue de l'autre pénétrer doucement mon cul.... tout se fait si naturellement, sans douleur, sans vulgarité, juste dans la simplicité du désir et une sorte de fluidité incroyable... première double pénétration...

Tête à queue troublant quand M* se fait sucer pour la première fois par un homme, sa langue fouillant mes lèvres, et nos mains se rejoignant sur le sexe de C*....

Nos lèvres, nos langues se rejoignant sur ce vit dressé pour nous, alors qu'il me prend profondément, et nous dégustons ensemble cette délicieuse friandise....

Langues en furies tandis que M* retourne entre mes jambes, le cul dressé, et se fait caresser, lécher, sucer par C*....

Emotion particulière lorsque M*, planté en moi, demande à C* de l'enculer non de ses doigts mais de son sexe....première sodomie entre mâles... le corps de M* collé au mien, mes yeux plantés dans ceux de C*, nos mains entrelacées....

Promesses de se revoir, départ de C*, jeux de mots, de mains, (de vilains?), de langues, de corps une partie de la nuit avec mon infatiguable M*....

Réveil ce matin, dans ses bras, épuisée mais heureuse de ce moment exceptionnel passé ensemble....

Messieurs, merci de tout mon coeur et de tout mon corps...



http://www.tendrebulle.fr/index.php?image/themes/A-plusieurs/19170351&gallery=2009/07/28/A-plusieurs...

dimanche 8 août 2010

Etrange soirée...

"Vous me gardez votre samedi soir ? Très envie d'explorer avec vous un certain lieu de débauche... "

Le moyen de dire non à pareille invitation?
C'est donc tout pomponnée - robe rouge ne permettant l'ajout d'aucun sous-vêtement, escarpins - que je rejoins mon acolyte devant la Comédie Française... ce soir, nous baisons aux Chandelles, seul club libertin connu de tout Paris... le lieu, paraît-il, est splendide, mais l'entrée jalousement gardée...
Qu'importe, pensons-nous, nous sommes beaux et bien mis (!), et en plein mois d'août, la concurrence ne sera pas si rude....
Queue nenni, un espèce de monsieur Propre, le cuir chevelu bien poli, mais pas les manières, nous informe que "Valérie ne souhaite pas nous recevoir", après s'être soit-disant concerté avec Valérie, maîtresse des lieux...

Que faire? La nuit est encore jeune, et Paris est belle, ses rues glossées par la pluie, parées de tous leurs feux....
Un couple nous croise, lui vieux beau, elle pute russe en micro jupe et talons extravagants... ah, c'est de ce look-là qu'ils parlaient sur le site des Chandelles, en disant qu'il fallait être belle, élégante et sexy.... C'est fou combien les "libertins" peuvent être finalement tout aussi sectaires que les autres...

Taxi dans les rues de Paris, direction le no comment... et là... ce n'est pas possible non plus... mais parce que c'est soirée plage ! et quoi d'autre? concours Tshirt mouillé? soirée Mousse? seriously !

Enfin, la morale de l'histoire, c'est que C* devra apprendre à lire... cette soirée étant annoncée sur le site du No Comment. Belle coïncidence, je lui ai trouvé une grammaire d'un genre un peu particulier : Grammaire Erotique, Liaisons dangereuses entre les plaisirs de la chair et les plaisirs de la langue de Jacques Ouimetamp & Nicole Claveloux aux Éditions de la Musardine.
De la lecture pour les nuits d'insomnies...













La nuit s'annonce étrange... mieux vaut en rire que s'en énerver... si j'avais voulu du sexe compliqué et "prise de tête", je serai en couple...

Troisième et dernière halte - où nous ferons mentir le proverbe selon lequel jamais deux sans trois - le Château des Lys...

Dans le taxi qui nous y emporte, la main de C* glisse le long de mes cuisses, caresse ma toison, taquine d'un doigt coquin mon clitoris et mon sexe déjà mouillés d'anticipation.... il faudra que je trouve un jour un trajet plus long et un conducteur coquin....
Que j'aime savoir qu'à n'importe quel moment, un doigt inquisiteur pourra sans obstacle venir me fouiller, me provoquer, m'agacer, m'allumer avant de se retirer, me laissant furieusement sur ma faim, mais confiante d'un assouvissement prochain...

Étrange bâtisse, derrière la Mairie du 18e, maison particulière au milieu des immeubles, dotée d'une étrange tour... étrange aussi l'accueil qui nous est fait : "la maison ferme à 2h exceptionnellement, en raison de travaux" ... ils font travailler des ouvriers la nuit, alors que le lieu est fermé tout le jour??

J'avoue, plutôt agréable surprise à l'intérieur... non, je ne parle pas de la clientèle, le dress code ici fait plus penser à la rue Saint Denis qu'à quelque chose de chic et sexy, ni de la déco du bar.... on est tombés au Macumba de Palavas-les-Flots
à force de le citer, j'ai fini par le chercher et Dieu Google me confirme qu'il existe... http://www.geckogo.com/Guide/France/Languedoc-Roussillon/Palavas-les-Flots/Explore/Nightlife/

Non, la bonne surprise vient de l'étage supérieur: assez petit, mais avec de nombreux recoins où se cacher et de podiums où se montrer...
Entresol faussement "privé" pour une alcôve séparée de la pièce par des rideaux de fils, mais encadrée de miroirs - quel alléchant 69 ...
Ambiance temple antique pour un grand matelas rond entouré de colonnes (je ne me souviens plus si elles sont ioniques, doriques, ou corinthiennes, je ferai plus attention la fois prochaine) sur lequel des corps s'entremêlent, s'entrelacent, s'entresucent et s'entrepénètrent - assise sur lui, dépoitraillée, ses doigts me fouillant au rythme des corps que nous regardons tous les deux, puis le prenant en bouche, debout, les jambes tendues, les fesses (déc)ouvertes....
Boudoir cocotte ailleurs - assise sur un matelas, la jambe relevée contre un mur, sa langue et ses doigts me tirant des exclamations de plaisir .....
Recoin "voyeur" pour une pièce aux murs et plafond miroir, séparée du passage par un mur percé de 2 fenêtres - se faire prendre en levrette, la robe relevée sur le fesses, agrippée au mur, les seins libres...

A tester une prochaine fois : le sous-sol d'inspiration "donjon", découvert sur la vidéo de leur site internet....

Moi qui me savait plutôt exhib, je me découvre voyeuse aussi....

lundi 2 août 2010

Séléné en Orient ou de la face cachée de la Lune....

Retrouvailles avec C* mon complice...

Plus qu'un amant de passage, le terme de complice me semble le qualifier parfaitement ... "Qui a part au délit ou au crime commis par un autre" nous dit le dictionnaire .... de crime ou de délit, nous n'en avons point commis, si ce n'est à l'encontre de la morale médiocre et des carcans et règles imposés par la majorité sans imagination ni liberté... Rencontré à ce moment de ma vie où les rencontres sans lendemain commençaient à me décevoir, il m'a présenté un monde de libertinage tel que je l'imaginais, le souhaitais, n'osais l'espérer; libertinage des corps, mais aussi des esprits, butinage amoureux et littéraire, curiosité de la chair et de l'esprit... je m'arrête là, il risquerait de devenir orgueilleux... :)

Retour de vacances et retour au Moon City. C* m'y avait déjà entraîné la veille de notre soirée à l'Opéra, pour "nous faire les jambes", et pour moi, goûter aux premiers emois de l'amour pluriel...
Déjeuner et conversation légers au soleil, pétillement dans ses yeux lorsque je lui dévoile au détour d'une phrase que je suis nue sous mes vêtements, plaisir de se sentir désirée... il n'est pas encore blasé, heureusement...

Scènes étranges aujourd'hui :
un couple étrangement assorti d'un cinqua et d'une jeune noire qui semble l'apeller "papa" et qui ont joué les "mdf" en différents lieux, calins à 6 de trois couples de sexagénaires (non, nous n'étions pas au sauna d'une maison de retraite) dans le jacuzzi...

Scènes érotiques aussi :
tendre 69 de retrouvailles - que j'aime sentir la peau si douce de ton gland sur ma langue -
frissonnante levrette, ton sexe en moi, ton doigt entre mes deux 'lunes', dans une pièce miroitante, tout en admirant le beau spectacle d'un duo, puis d'un quatuor se donnant mutuellement du plaisir,
intense plaisir lorsqu'un 2e couple nous rejoint, elle à la blanche croupe imposante, lui virtuose linguiste, qui m'a fait trembler de plaisir pendant qu'il me léchait...
complicité de nos regards, lorsque tu la prend en levrette tout en serrant ma main...


Séléné et Endymion, Ubaldo GANDOLFI, circa 1770