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dimanche 13 mars 2011

Sur le bout de la langue...

La langue est un organe extraordinaire, une sorte de condensé des sensations du corps tout entier : chaud et froid, sucré et salé, doux et amer, un organe mobile et habile.... et pourtant, j'ai eu l'impression ce soir là de n'avoir savouré ces délices que du bout de la langue...

Chaud, sucré, doux
Des nouveautés culinaires très réussies, dont je ne dévoilerai pas les recettes, mais merci ici à notre maître queux
Des trouvailles de service, des lèvres qui sont trempées dans des épices puis dégustées par d'autres lèvres...
 



Un groupe de joyeux lurons, beaux et belles, bons mots et bon esprit, masques superbes et lingerie fine...




Une image gravée dans ma mémoire : toute la troupe autour du lit, après avoir dessiné sur mon corps avec du chocolat et effacé ces oeuvres d'art éphémères du bout de la langue, parlant de tout, de rien, les sourires, les rires, les plaisirs....


Une sensation gravée dans mon corps : la découverte de l'incroyable baguette magique, bien trop intense pour moi, et la promesse de le réessayer pour s'y habituer ...





Froid, salé, amer

Mais moi, au milieu de tout ça, j'étais un peu perdue... mon amant, malade, n'avait pas pu se déplacer. Deux des couples, nouveaux dans notre cercle, intimidés peut être, qui restent surtout de leur côté. Et moi et moi et moi?
Froides les cigarettes fumées seule à la fenetre de la cuisine, alors que des gémissements s'échappent des autres pièces parmi les notes baroques de la bande son.... Moi, pleine de désir, mais n'osant pas aborder les couples, toujours dans cette peur de gêner, d'être de trop, de provoquer une dispute...



Salées ces blessures que je n'ose pas montrer....



Amer le constat que les femmes aussi ont cette peur de ne pas plaire, de ne pas faire bander... que le moindre "non-signe" d'attirance par l'autre remet en question cette confiance en sa capacité de séduire....


Précisions : j'ai hésité à faire ce billet sucré/salé, puisque je sais que certains des participants liront / ont lu ce billet. Je n'ai pas voulu m'auto-censurer, d'où la demi-teinte de ce billet. Mais je ne fais de reproche à personne : la façon dont j'ai vécu cette soirée tient moins à l'attitude des participants qu'à mon propre état d'esprit...

dimanche 9 janvier 2011

Plaisirs offerts

Sur scène, une fiancée était vendue...
et dans l'antichambre, personne ne monnayait les plaisirs dispensés et reçus...

hommes connus et femmes inconnus, peu importe,
les corps se sont
frôlés,
caressés,
goûtés,
léchés,
embrassés,
enconnés,
enculés,
emmêlés,
piétinés,
partagés,
imbriqués,
rassasiés,
remerciés.....

vivement la prochaine fois !

vendredi 31 décembre 2010

Ce que je me souhaite pour la nouvelle année....


en images bien sûr..... et dans le désordre bien évidemment... qu'est-ce que l'ordre d'ailleurs? bonne question ici non?
D'ailleurs, grande question existencielle que je me pose en ce moment.... comment continuer à être surprise par des amants qui auraient lu mes textes ou vu ces images qui m'inspirent? ou pire, comment ne pas être déçue quand ils ne s'en inspirent pas?
bref, grande question philosophale, à développer plus tard....


DU SHOPPING.....

    
.....UN NOUVEAU TRAVAIL.....




  
.... UNE SEANCE PHOTO....
(f*, tu m'en diras des nouvelles !)


.....DE BELLES EXPERIENCES DE BONDAGE.....







.... DES AMANTS INVENTIFS....



 
.... DES VOYAGES .....




de bonnes crises de rire avec mes zamis libertins, des diners verticaux qui virent à l'oblique...


 











bon, c'est ce que je me souhaite, mais je vous en souhaite tout autant.... pour vivre des aventures ensemble peut être?

Baci !

J*

PS : toutes mes excuses pour la mise en page des photos, ça fait 2 heures que j'essaie de les mettre dans l'ordre voulu, mais il faut croire que mon introduction sur le désordre a ensorcelé la page....

lundi 29 novembre 2010

Fétichisme de l'amitié

Soirée si différente de la précédente, pas seulement au vu du lieu, mais surtout de la compagnie avec laquelle j'ai joué, ri, dansé, joui, fumé, discuté, toute la nuit... merci à vous....

Fantastique complicité, merci L*, G*, I*
Entre mes deux accompagnateurs, deux queues à sucer, quel délice
Tous dans la love room, un vrai moment érotique, en te tenant la main L*
Incroyables moments sur le dancefloor, au milieu des fumées
Ses doigts qui pénètrent mon cul, mes cris presque étouffés par ce sexe dans ma bouche
Histoire à trois qui se répète sans lassitude ni sentiment de déjà vu

Irrésistibles liens qui se créent, des amitiés qui se nouent, F&f qui nous rejoignent
Nous partageons l'envie de nous voir, de nous parler, et pas seulement de baiser

Prise dans une robe de cuir, talons aiguilles, chaines au cou et cheveux courts
Ainsi, je me sens belle et désirable, si différente mais si bien
Rassurée, bien entourée, épanouie
Intriguée, curieuse, de plus en plus attirée, par la scène comme par vous mes amis
Soirée inoubliable, merci !

vendredi 29 octobre 2010

Soirée Privée sans privations...

Hier soir, pour la première fois, je rassemblais mes compagnons de luxure chez moi.
Au programme? un sujet de débat avant de devenir objets d'ébats...

Dress code : toute pièce d’habillement qui soutient votre imagination

Drink code : soyons snob, champagne !

Une jeune femme me disait au dernier Munch qu'elle était étonnée de m'entendre parler de libertinage un sourire aux lèvres... mais en voyant arriver mes invités, ravis d'être présents, tout de latex et de bonheur vêtus, comment ne pas me réjouir de ces rencontres incroyables?

   



On trinque en l'honneur d'une absente, S*, retenue chez elle pour des raisons familiales, on accueille A*, nouvelle - pour certains d'entre nous en tout cas, arrivée inopinée de O*, tweets insupportables de Miss D*.

C* avait apporté des supports pour notre débat. Oh, ce n'était pas un débat de l'Académie Française - quoi qu'on a compté les points comme au Scrabble, et qu'on était bien plus joyeux, mais le pré-texte (ou pré-sexe?) était intéressant, fructueux, varié. Un podcast un jour peut être? hum hum...




Très vite - oh, nous avons tout de même attendu quelques heures tout de même, nous ne sommes pas (que) des animaux - les mains se sont faites baladeuses et caressantes, les bouches fiévreuses et humides, les regards brillants et complices, les corps se sont rapprochés, bouches et chaussures, doigts et chattes, mains et latex...





Notre tweeteuse s'étant enfuie - l'avons nous effrayée? merci à elle néanmoins pour les photos... sur un fond de Norah Jones, le claquement des mains sur des fesses trempées de champagne, les gémissements de bouches affairées, des scènes de luxures se reflétant dans les miroirs et les yeux des participants et participantes...
Des duos, des trios, des quartettes... un concert de plaisir(s)...




Je suis peut être fleur bleue - même si ce n'est pas traditionnellement dans ce champ sémantique qu'on utilise cette expression - mais à chaque fois que je suis entourée de tant de sexe et de plaisir, je ne peux m'empêcher d'exécrer le cinéma porno... tant de scènes quasi identiques reproduites dans ces soirées, et cependant, je ne me sens absolument jamais dans une situation glauque, je ne me sens jamais sale ou salie par mes pratiques...
Oui, j'aime avoir un homme entre mes cuisses pendant qu'un autre se fait caresser par ma bouche et de ma langue sa queue tendue, et qu'un troisième caresse mes seins ou taquine mon oeillet... et le seul sentiment que je ressens, c'est une sorte de plénitude, de plaisir, de normalité même... oui, nous écoutons nos corps, y'a-t-il plus normal que cela?
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !"

Cependant, la vie, les sentiments, les insécurités se rappellent à notre souvenir. Oui, je vis avec bonheur mes expériences présentes, mais en partie aussi parce qu'elles me permettent de me poser les bonnes questions.

Cette fois-ci, ce n'est pas moi qui ai abordé la question de la séduction au sein d'un groupe, mais évidemment je me la suis posée aussi. Comment savoir quelle est l'image que l'on projette sur les autres? Comment être sûre que l'on plaît, que l'on est désirable?

Questions difficiles, violentes, blessantes, que chacun se pose nécessairement, et pas qu'une fois, dans ces circonstances où le désir est si présent que le moindre manque d'attention s'en ressent d'autant plus durement...

Les mots peuvent aider à cicatriser les maux.... ainsi qu'une partie carrée (qui était en fait pentagonale)

5h du matin, Paris s'éveille, et je m'endors entre deux amants aux mains douces et aux bouches plus douces encore....

Merci une fois encore à vous, et spéciale dédicace, comme disent les jeunes, à f*, qui m'a dit lire mon blog avec plaisir sans jamais faire savoir sa présence... à bientôt vous tous !

mercredi 13 octobre 2010

24h de la vie d'une femme...

24h de sexe (presque) sans interruptions,
24h serrée dans des bras forts, léchée par des langues avides, fouillée par des doigts impatients, percée par des sexes turgescents...
24h de jeu aussi, de blagues enfantines en fou rires, de caresses en calins, de chuchotement à l'oreille en cris de plaisirs...
24h à jouer avec mes petits joujous, étraîner mon plug pour une, puis deux, puis trois doubles pénétrations, me faire baillonner de latex, ma culotte que je t'avais laissée, souillée de ton sperme et de ma mouille, que tu enfouis dans ma bouche, mes mains que tu lies dans mon dos...
24h de cris, ma bouche est sèche, mes oreilles ne savent plus s'il viennent de moi, ces sons gutturaux, étouffés par l'oreiller dans lequel j'ai enfoui ma tête, mais qui pourtant résonnent dans ma tête, et qui redoublent mon excitation de me savoir si chienne...
24h de mots prononcés et entendus, qui disent le plaisir de ce moment à deux...

Toys / Jouets / Jouer / Jouir / Ouir / Plaisir

Dédicace visuelle à ces deux hommes qui m'ont fait chavirer, chacun à leur façon, chacun à leur rythme, chacun avec ses mots et mes maux, merci !






PS : La vie de chômeuse n'est finalement pas si désagréable....

samedi 11 septembre 2010

3e acte : Treize à la douzaine...

Le déclencheur : la retransmission radiophonique d'un fameux opéra (à écouter ici)
L'objectif : l'ouverture avortée d'un nouveau club,
L'organisation : 65 mails (!) :





Voici les retrouvailles de treize joyeux libertins mélomanes et complices.... tout le monde est là, à l'exception de C*, à la santé duquel nous trinquons par contumace...

Le dictionnaire des synonymes me donne, pour remplacer le mot de 'partouze', que je trouve extrêmement laid, les mots suivants : Débauche, Partie, Récréation... très appropriés, je trouve...

Des mojitos pour commencer la soirée, et délier les langues qui n'en avaient pourtant pas besoin, entrée en catimini dans une jungle sombre et pleine d'embûches
"Attention, il y a un trou", dit E*, notre guide....





Claquement des talons sur les marches en bois, mains baladeuses et baisers volés, appartement aux multiples secrets du mélomane qui nous accueille, buffet de fromages et fruits pour nous sustenter ...

Un observateur peu attentif pourrait croire à une simple réunion entre amis, complices et tendres...
Un observateur omniscient et au don d'ubiquité aurait déjà observé des caresses pas si furtives entre deux portes, des corps impatients qui se frôlent, des regards amoureux et concupiscents, des bouches qui se trouvent - enfin - après de longs échanges virtuels, un appétit que les mangues délicieuses n'ont pas éteint...



Je ne sais quelle étincelle a finalement embrasé les chairs...* d'un coup d'un seul, les pantalons sont ouverts, les sexes avidement caressés, léchés, sucés, pompés, flattés, partagés entre deux bouches féminines gourmandes, alors même que les corps ne sont pas encore dénudés...





Cette fois encore, je ne peux m'empêcher de m'émerveiller des hasards de la vie (et d'avoir une pensée pour C*, une de ces belles rencontres) qui m'ont permis de rencontrer ces gens adorables et sensuels, joueurs et désirants, respectueux et vicieux, que j'aime regarder, me sentant comme part d'un superbe tableau ou poème érotique, d'une beauté crue et saisissante, mais sans vulgarité....
Gourmande, ma bouche s'empare de la sienne, alors que celle de sa belle embouche sa queue bandée...
Vorace, je rejoins V* sur cette queue brillante et nous nous partageons celle-ci, la hampe, le gland, les couilles ont droit à nos bouches, nos langues, nos mains...



Cinq corps enlacés, imbriqués sur ce matelas, les mains qui se cherchent, les corps qui s'appellent, sa queue en moi et ses râles de plaisirs alors que mes ongles griffent ses fesses, qu'un index inquisiteur se glissent entre elles... mon corps renversé alors que nos regards se croisent dans le miroir...

Des pinces sur les tétons de deux mâles en rut, alors que trois femmes les regardent, le sourire aux lèvres et le regard scintillant...



Note de vocabulaire : Bougresse :
- b. lat. bulgarus « bulgare » , les Bulgares étant considérés comme hérétiques notamment en tant que population d'où au xe s. sont issus les célèbres Bogomiles de tendance dualiste, adversaires de la hiérarchie ecclésiastique, niant plusieurs sacrements, dont le mariage, très répandus et souvent persécutés pendant tout le Moyen Âge dans les Balkans et dans l'Empire byzantin.
- de bogre "hérétique"
- "personne qui se livre à la débauche contre nature"
Les portes du placard aux malices qui s'ouvrent, révélant des jouets au mordant de cuir : je sens sur mes jambes le souffle du martinet qui frappe ton dos, chaque coup se réverbérant au fond de moi par tes coups de reins obéissants aux claquements de langue de ta dresseuse, tes mots de désirs soufflés à mon oreille entre deux gémissements de douleur/plaisir...

Des cheveux blonds qui cachent le visage et la bouche avides, mais un mouvement de tête reconnaissable entre tous, une chemise d'homme jetés sur tes épaules, et un homme, tête baissée, sur le tabouret haut, qui regarde les aller-retours de sa queue entre tes lèvres...


Des spectateurs repus, sur le canapé, que le tableau ne laisse pas impassible, qu'une étincelle enflamme en un instant, je suis à genoux entre tes jambes et me réjouis de te sentir raidir, de voir dans tes yeux le plaisir d'une fellation tendre mais gloutonne, tes murmures de plaisir... assise dans tes bras, tes doigts habiles me caressant alors que je lutte pour garder les yeux ouverts : ne rien perdre de ce spectacle contrasté des corps blancs et bruns qui s'embrasent, elle prise en levrette, accoudée sur le mur, les mains prisonnières dans celle de son geôlier, lui embrassant ses autres lèvres jusqu'à la faire feuler de plaisir...

Pause cigarette, l'une est nue, l'autre en porte-jarretelle, moi en redresse-seins, discussions sur tout et rien, sourire aux lèvres... G* qui nous rejoint, souvenir d'autres étreintes à la fenêtre, promesse de lui offrir mon cul une prochaine fois...

Chaussée de bottes à éperons, ton dos à même le plancher, ta bouche sur le cuir qui descend jusqu'à ton sexe, la pointe de l'éperon qui taquine tes tétons, puis qui aiguillonnera tes fesses quand je te sentirai enfin en moi, non sans les avoir préalablement réchauffées de mes fessées...

Une langue de femme qui se pose sur  mon sexe, ma langue qui salive et suce la queue de son homme, je suis aux premières loges pour voir ce sexe s'emparer de sa chatte, ouvrir ses chairs pour y pénétrer profondément, puis s'engouffrer dans ma bouche avant de revenir la pénétrer, ses mains viriles qui écartent mon sexe, je me sens indécemment ouverte, mais si femme, ma bouche sur ses couilles, mes mains sur ses fesses féminines...
j'adore voir une queue pénétrer un sexe de femme... c'est tellement érotique et si beau... si excitant et si voyeur... lécher le goût d'une femme sur le sexe de son homme...
Retour en taxi, la tête pleine d'images.... nuit agitée, j'ai rarement aussi mal dormi, trop de rêves et d'envies d'encore...

Deux regrets : être partie au moment où les cordes allaient être déliées, et ne pas avoir pu associer M* à cette superbe soirée....

Une envie : vous revoir bientôt...






* on me dit dans l'oreillette qu'il s'agissait de J* et S* : à tout seigneur tout honneur, grâces leur en soit rendues d'avoir entamé les hostilités !