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vendredi 31 décembre 2010

Ce que je me souhaite pour la nouvelle année....


en images bien sûr..... et dans le désordre bien évidemment... qu'est-ce que l'ordre d'ailleurs? bonne question ici non?
D'ailleurs, grande question existencielle que je me pose en ce moment.... comment continuer à être surprise par des amants qui auraient lu mes textes ou vu ces images qui m'inspirent? ou pire, comment ne pas être déçue quand ils ne s'en inspirent pas?
bref, grande question philosophale, à développer plus tard....


DU SHOPPING.....

    
.....UN NOUVEAU TRAVAIL.....




  
.... UNE SEANCE PHOTO....
(f*, tu m'en diras des nouvelles !)


.....DE BELLES EXPERIENCES DE BONDAGE.....







.... DES AMANTS INVENTIFS....



 
.... DES VOYAGES .....




de bonnes crises de rire avec mes zamis libertins, des diners verticaux qui virent à l'oblique...


 











bon, c'est ce que je me souhaite, mais je vous en souhaite tout autant.... pour vivre des aventures ensemble peut être?

Baci !

J*

PS : toutes mes excuses pour la mise en page des photos, ça fait 2 heures que j'essaie de les mettre dans l'ordre voulu, mais il faut croire que mon introduction sur le désordre a ensorcelé la page....

dimanche 7 novembre 2010

Gourmande


Deux hommes, quatre mains, deux queues, quatre yeux, deux bouches, quatre doigts...
je ne suis pas mathématicienne, mais pour moi, ça fait beaucoup de plaisir !

vendredi 29 octobre 2010

Soirée Privée sans privations...

Hier soir, pour la première fois, je rassemblais mes compagnons de luxure chez moi.
Au programme? un sujet de débat avant de devenir objets d'ébats...

Dress code : toute pièce d’habillement qui soutient votre imagination

Drink code : soyons snob, champagne !

Une jeune femme me disait au dernier Munch qu'elle était étonnée de m'entendre parler de libertinage un sourire aux lèvres... mais en voyant arriver mes invités, ravis d'être présents, tout de latex et de bonheur vêtus, comment ne pas me réjouir de ces rencontres incroyables?

   



On trinque en l'honneur d'une absente, S*, retenue chez elle pour des raisons familiales, on accueille A*, nouvelle - pour certains d'entre nous en tout cas, arrivée inopinée de O*, tweets insupportables de Miss D*.

C* avait apporté des supports pour notre débat. Oh, ce n'était pas un débat de l'Académie Française - quoi qu'on a compté les points comme au Scrabble, et qu'on était bien plus joyeux, mais le pré-texte (ou pré-sexe?) était intéressant, fructueux, varié. Un podcast un jour peut être? hum hum...




Très vite - oh, nous avons tout de même attendu quelques heures tout de même, nous ne sommes pas (que) des animaux - les mains se sont faites baladeuses et caressantes, les bouches fiévreuses et humides, les regards brillants et complices, les corps se sont rapprochés, bouches et chaussures, doigts et chattes, mains et latex...





Notre tweeteuse s'étant enfuie - l'avons nous effrayée? merci à elle néanmoins pour les photos... sur un fond de Norah Jones, le claquement des mains sur des fesses trempées de champagne, les gémissements de bouches affairées, des scènes de luxures se reflétant dans les miroirs et les yeux des participants et participantes...
Des duos, des trios, des quartettes... un concert de plaisir(s)...




Je suis peut être fleur bleue - même si ce n'est pas traditionnellement dans ce champ sémantique qu'on utilise cette expression - mais à chaque fois que je suis entourée de tant de sexe et de plaisir, je ne peux m'empêcher d'exécrer le cinéma porno... tant de scènes quasi identiques reproduites dans ces soirées, et cependant, je ne me sens absolument jamais dans une situation glauque, je ne me sens jamais sale ou salie par mes pratiques...
Oui, j'aime avoir un homme entre mes cuisses pendant qu'un autre se fait caresser par ma bouche et de ma langue sa queue tendue, et qu'un troisième caresse mes seins ou taquine mon oeillet... et le seul sentiment que je ressens, c'est une sorte de plénitude, de plaisir, de normalité même... oui, nous écoutons nos corps, y'a-t-il plus normal que cela?
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !"

Cependant, la vie, les sentiments, les insécurités se rappellent à notre souvenir. Oui, je vis avec bonheur mes expériences présentes, mais en partie aussi parce qu'elles me permettent de me poser les bonnes questions.

Cette fois-ci, ce n'est pas moi qui ai abordé la question de la séduction au sein d'un groupe, mais évidemment je me la suis posée aussi. Comment savoir quelle est l'image que l'on projette sur les autres? Comment être sûre que l'on plaît, que l'on est désirable?

Questions difficiles, violentes, blessantes, que chacun se pose nécessairement, et pas qu'une fois, dans ces circonstances où le désir est si présent que le moindre manque d'attention s'en ressent d'autant plus durement...

Les mots peuvent aider à cicatriser les maux.... ainsi qu'une partie carrée (qui était en fait pentagonale)

5h du matin, Paris s'éveille, et je m'endors entre deux amants aux mains douces et aux bouches plus douces encore....

Merci une fois encore à vous, et spéciale dédicace, comme disent les jeunes, à f*, qui m'a dit lire mon blog avec plaisir sans jamais faire savoir sa présence... à bientôt vous tous !

lundi 9 août 2010

Luxure, trio et volupté .....

Je ne sais comment parler de cette nuit....
Moi qui m'enivre de mots, ceux-ci se dérobent pour évoquer toutes les sensations, toutes les premières fois de cette nuit doucement folle....
Quelle chance d'avoir rencontré ces deux amants lubriques et libres, taquins et sensuels, doux et érotiques...
Récit donc d'une nuit de premières fois...

M* prend ma bouche, la porte encore ouverte, de ses lèvres si douces...
Entre ses mains, mes pieds se font cajoler, masser, dorloter...
Un verre, mais ce n'est pas de celà qu'il a soif, et il vient se désaltérer entre mes jambes, j'ai déjà les yeux clos pour profiter de toutes les sensations que sa langue et ses doigts me procurent...

Interrompus par C*, qui se fait pardonner d'une bouteille de champagne : Première fois que j'utilise mes flûtes à champagne....

Devant les miroirs de mon armoire, vision électrisante de ces deux hommes qui me caressent, des doigts inquisiteurs sous ma robe, mes seins sortis de mon décolleté, leurs bouches, leurs souffles....

Se pencher vers l'un pendant que l'autre flatte mes fesses, première pipe au champagne... hummm....

Nous voir nus, sourires aux lèvres et désirs aux yeux... c'est si beau le stupre dans vos yeux, messieurs...

Impossible de faire un récit chronologique, les images d'hier soir me reviennent comme des flashs, je me sens fondre encore rien que d'y repenser...
Deux sexes, face à moi, vilaine gourmande que je suis, mes mains flattant leurs couilles, première double fellation : ma bouche passant de l'une à l'autre, frottant les glands l'un contre l'autre, les embouchant ensemble (enfin, essayant... mes deux comparses sont bien dotés par la nature, et j'ai beau être grande gueule, j'ai une petite bouche....)
Les yeux fermés, caressant une joue, un dos, des fesses, offrant ma bouche à celle qui mordille mon épaule ou me lèche l'oreille...
Des doigts en moi, lesquels? il me semble sentir deux mains s'emparer de mon con...
Remplie enfin, un sexe dans la bouche, un autre au fond de moi, et un doigt dans mon cul....

J'ouvre les yeux parfois, et cette vision incroyable de mon corps offert à ces deux hommes qui s'en repaissent pour notre plaisir à tous les trois est intensément jouissif... Ces deux hommes aux corps si différents, qui partagent avec moi ce moment si érotique...

Assise sur l'un, sentant la queue de l'autre pénétrer doucement mon cul.... tout se fait si naturellement, sans douleur, sans vulgarité, juste dans la simplicité du désir et une sorte de fluidité incroyable... première double pénétration...

Tête à queue troublant quand M* se fait sucer pour la première fois par un homme, sa langue fouillant mes lèvres, et nos mains se rejoignant sur le sexe de C*....

Nos lèvres, nos langues se rejoignant sur ce vit dressé pour nous, alors qu'il me prend profondément, et nous dégustons ensemble cette délicieuse friandise....

Langues en furies tandis que M* retourne entre mes jambes, le cul dressé, et se fait caresser, lécher, sucer par C*....

Emotion particulière lorsque M*, planté en moi, demande à C* de l'enculer non de ses doigts mais de son sexe....première sodomie entre mâles... le corps de M* collé au mien, mes yeux plantés dans ceux de C*, nos mains entrelacées....

Promesses de se revoir, départ de C*, jeux de mots, de mains, (de vilains?), de langues, de corps une partie de la nuit avec mon infatiguable M*....

Réveil ce matin, dans ses bras, épuisée mais heureuse de ce moment exceptionnel passé ensemble....

Messieurs, merci de tout mon coeur et de tout mon corps...



http://www.tendrebulle.fr/index.php?image/themes/A-plusieurs/19170351&gallery=2009/07/28/A-plusieurs...

dimanche 1 août 2010

Le syndrome de Stockholm

Selon Wiki, "Le syndrome de Stockholm désigne la propension des otages partageant longtemps la vie de leurs geôliers à développer une empathie, voire une sympathie, ou une contagion émotionnelle avec ces derniers. Inversement, le syndrome peut s'appliquer aux ravisseurs, qui peuvent être influencés par le point de vue de l'otage. On parle dans ce cas du syndrome de Lima."

J'ai été enlevée hier soir... et je crois bien que nous avons fait un tour du monde de Stockholm à Lima...

Jardins du Palais Royal, 22h30. L'un des plus beaux lieux de Paris, avec ses éclairages élégants, et des guitares andalouses qui résonnent sous les arcades... quel meilleur moyen de reprendre pied avec la nuit parisienne, après une semaine de coupure radicale au milieu des champs?

G* et V* m'attendent, main dans la main, élégants, tout de noir vêtus...

Me voilà donc "enlevée" par eux pour une soirée pleine de surprises....

On aimerait s'installer sur les bancs du jardin, mais il est trop tard (note for self : set an earlier meeting hour, for next time...) le jardin ferme... Nous déambulons dans les rues, jusqu'à tomber, par hasard (vraiment?), dans une petite rue, sur une porte noire, encadrée de deux lanternes rouges et la mention "le Cupidon"... quelle flèche a donc piqué G* ?

La lanterne rouge est un symbole bien connu, mais pourquoi le retrouve-t-on à la fois en devanture des restaurants de sushis et des lieux de plaisir? l'excellent historien Michel Pastoureau, spécialiste de l'histoire des couleurs, nous dit ici

"(...) le jour du mariage, on revêt son plus beau vêtement et (...) une robe belle et riche est forcément rouge (c'est dans cette couleur que les teinturiers sont les plus performants). Dans ce domaine-là, on retrouve notre ambivalence : longtemps, les prostituées ont eu l'obligation de porter une pièce de vêtement rouge, pour que, dans la rue, les choses soient bien claires (pour la même raison, on mettra une lanterne rouge à la porte des maisons closes). Le rouge décrit les deux versants de l'amour : le divin et le péché de chair. "

Je suis curieuse... c'est la première fois que je mets les pieds dans un club libertin. Les explorations virtuelles que j'en ai fait sur le Net ne me donnaient pas très envie. Non pas par pudeur mal placée, mais plutôt à la fois en raison du public que je craignait d'y trouver (cinqua ou plus, vulgaire, monsieur ayant réussi à persuader madame, mais se rinçant les yeux ailleurs...) que pour la déco / musique qui semble typique de ce genre d'endroit (tubes remixés techno, éclairage de mariage provinciaux, oeuvres d'art très explicites et peu suggestives aux murs....). Mais en telle compagnie, si préoccupée de mon bien être et de mon plaisir, je sais que je n'ai rien à craindre et tout à découvrir.

Au moins, j'ai le bon dress code: tout en rouge du bout des ongles (vernis) au bout des escarpins (vernis), de la robe à la lingerie en dentelle rouge jusqu'aux lèvres. Ainsi, je suis assortie à la décoration du lieu, mais je ne compte pas faire tapisserie non plus....
Escalier étroit pour descendre au sous-sol (je ne comprends pas : les femmes doivent être en talons, et les clubs ont des escaliers étroits et peu pratiques??), chaise de gynécologie dans un recoin à droite, cave voûtée à gauche. La déco comme la musique sont telles qu'attendues : kitch ! Au moins, c'est un bon sujet d'amusement : G* m'explique très doctement que cela fait partie du folklore de ce type de lieu.

Autour de nous, une femme avec ses deux hommes, la main sagement posée sur les cuisses de ses partenaires, en face de nous, un homme, seul, qui nous regarde avec envie (enfin, j'imagine ;)), un autre couple à notre droite... rien de très tentant...

V* me fait donc faire la visite des lieux... quelques alcôves ambiance orientalo-africaines, une croix de Saint André "C'est rare de trouver dans les clubs une croix de Saint André qui fonctionne". Je frissonne... ça sera pour la prochaine fois peut être. Dans un coin, une "boite à trous" : on dirait un paravent de prestidigitateur... V* se cache à l'intérieur et G* nous rejoint.... Collé contre le paravent, il se fait déguster par sa chère et tendre, tout en m'embrassant.... Nous repartons à la découverte de nos corps, sa bouche, ma langue, nos mains.... Pourquoi donc la musique, si forte, ne permet pas d'entendre plutôt la musique des corps, le froissement des vêtements,  les soupirs, les bruits humides de la fellation, les mots du désir...

V* ressort de la boite magique, un sourire aux lèvres, et tous les deux me font découvrir la pièce qui a conditionné leur choix : un petite pièce fermée d'une porte, mais ouverte d'une fenêtre qui fut un jour miroir sans tain, me dit G*... peut être que les regards concupiscents ont fini par transformer le miroir en verre, par une mystérieuse alchimie...?

Porte refermée, le ballet des corps reprend de plus belle : après 1 semaine d'abstinence, quel plaisir de retrouver dans ma bouche une belle queue, de sentir sur moi des lèvres, des mains me caresser... quelle excitation aussi de voir G* pénétrer V*.... de lécher sur son sexe l'excitation de sa belle... pour le voir replonger de plus belle dans sa chair si blanche.... de faire quelques timides premières caresses à V*
Petit aparté : assister à ce moment d'intimité et d'érotisme était fabuleux et m'a conforté dans mon "appréciation" des films de cul. Ceux-ci réussissent à rendre totalement inintéressant un moment absolument magique : voir le gland s'enfoncer dans le sexe de sa partenaire, ressortir brillant d'excitation, voir les chairs frissonner de plaisir... ce qui est si beau en vrai semble si vulgaire (du latin vulgus, la foule, la masse, la généralité, le commun...)
Deux femmes sur le dos, le sexe offert, rieuses, qui voient du coin de l'oeil les voyeurs essayer de forcer la porte... le "pauvre" G* qui doit se décider à prendre l'une ou l'autre.... son sexe enfin en moi... caresses à 4 mains sur son corps.... jouissance....

La rançon n'ayant pas été payée (sic!) nous voilà dans un taxi direction le 19e arrondissement... Que Paris est belle la nuit, parée de lumière.... clin d'oeil à C*, mon "initiateur" de libertinage, en passant devant l'Opéra Garnier... conversation totalement mondaine autour des livres lus récemment, du temps qu'il fera à Nantes - il y pleut, selon Barbara, mais pas selon Météo France - arrivée chez G*.
Ce qui m'étonne et me ravit le plus chez ces personnes que m'a présenté C*, c'est ce mélange absolument détonnant, pour moi en tout cas, de sensualité, de culture, et d'humour... Je ne m'y attendais pas, même si c'est exactement ce que j'espérai... quelle chance j'ai d'être si bien entourée....
Tiens, bruit de sonnette à minuit... un troisième ravisseur se présente et la conversation repart de plus belle sur les lieux de balade et de sortie à Berlin... puis, sans transition, comme on dit, les langues se délient et les mots disparaissent : on m'a toujours appris à ne pas parler la bouche pleine ! deux couples qui se caressent, baisent, s'embrassent, lèchent, sucent, côte à côte sur un grand lit... plaisir de la chair et plaisir des yeux... que V* est belle, sa peau si blanche, ses seins lourds, son corps tout en courbes... plaisir de la conversation aussi entre deux assauts et trois caresses.... 

4heures du matin... que le temps passe vite en bonne compagnie ! jamais voyage de Stockholm à Lima n'a dû paraître si court...

Merci à vous 3....
Petit mot spécial à l'attention de V* : je te parlais des Bijoux de Baudelaire, et en relisant ce poème, je ne peux m'empêcher de penser à toi... à bientôt...

La très-chère était nue, et, connaissant mon cœur,
Elle n'avait gardé que ses bijoux sonores,
Dont le riche attirail lui donnait l'air vainqueur
Qu'ont dans leurs jours heureux les esclaves des Mores.


Quand il jette en dansant son bruit vif et moqueur,
Ce monde rayonnant de métal et de pierre
Me ravit en extase, et j'aime à la fureur
Les choses où le son se mêle à la lumière.

Elle était donc couchée et se laissait aimer,
Et du haut du divan elle souriait d'aise
À mon amour profond et doux comme la mer,
Qui vers elle montait comme vers sa falaise.


Les yeux fixés sur moi comme un tigre dompté,
D'un air vague et rêveur elle essayait des poses,
Et la candeur unie à la lubricité
Donnait un charme neuf à ses métamorphoses ;

Et son bras et sa jambe, et sa cuisse et ses reins,
Polis comme de l'huile, onduleux comme un cygne,
Passaient devant mes yeux clairvoyants et sereins ;
Et son ventre et ses seins, ces grappes de ma vigne,


S'avançaient, plus câlins que les Anges du mal,
Pour troubler le repos où mon âme était mise,
Et pour la déranger du rocher de cristal
Où, calme et solitaire, elle s'était assise.


Je croyais voir unis par un nouveau dessin
Les hanches de l'Antiope au buste d'un imberbe,
Tant sa taille faisait ressortir son bassin.
Sur ce teint fauve et brun le fard était superbe !


– Et la lampe s'étant résignée à mourir,
Comme le foyer seul illuminait la chambre,
Chaque fois qu'il poussait un flamboyant soupir,
Il inondait de sang cette peau couleur d'ambre !


Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal