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vendredi 29 octobre 2010

Soirée Privée sans privations...

Hier soir, pour la première fois, je rassemblais mes compagnons de luxure chez moi.
Au programme? un sujet de débat avant de devenir objets d'ébats...

Dress code : toute pièce d’habillement qui soutient votre imagination

Drink code : soyons snob, champagne !

Une jeune femme me disait au dernier Munch qu'elle était étonnée de m'entendre parler de libertinage un sourire aux lèvres... mais en voyant arriver mes invités, ravis d'être présents, tout de latex et de bonheur vêtus, comment ne pas me réjouir de ces rencontres incroyables?

   



On trinque en l'honneur d'une absente, S*, retenue chez elle pour des raisons familiales, on accueille A*, nouvelle - pour certains d'entre nous en tout cas, arrivée inopinée de O*, tweets insupportables de Miss D*.

C* avait apporté des supports pour notre débat. Oh, ce n'était pas un débat de l'Académie Française - quoi qu'on a compté les points comme au Scrabble, et qu'on était bien plus joyeux, mais le pré-texte (ou pré-sexe?) était intéressant, fructueux, varié. Un podcast un jour peut être? hum hum...




Très vite - oh, nous avons tout de même attendu quelques heures tout de même, nous ne sommes pas (que) des animaux - les mains se sont faites baladeuses et caressantes, les bouches fiévreuses et humides, les regards brillants et complices, les corps se sont rapprochés, bouches et chaussures, doigts et chattes, mains et latex...





Notre tweeteuse s'étant enfuie - l'avons nous effrayée? merci à elle néanmoins pour les photos... sur un fond de Norah Jones, le claquement des mains sur des fesses trempées de champagne, les gémissements de bouches affairées, des scènes de luxures se reflétant dans les miroirs et les yeux des participants et participantes...
Des duos, des trios, des quartettes... un concert de plaisir(s)...




Je suis peut être fleur bleue - même si ce n'est pas traditionnellement dans ce champ sémantique qu'on utilise cette expression - mais à chaque fois que je suis entourée de tant de sexe et de plaisir, je ne peux m'empêcher d'exécrer le cinéma porno... tant de scènes quasi identiques reproduites dans ces soirées, et cependant, je ne me sens absolument jamais dans une situation glauque, je ne me sens jamais sale ou salie par mes pratiques...
Oui, j'aime avoir un homme entre mes cuisses pendant qu'un autre se fait caresser par ma bouche et de ma langue sa queue tendue, et qu'un troisième caresse mes seins ou taquine mon oeillet... et le seul sentiment que je ressens, c'est une sorte de plénitude, de plaisir, de normalité même... oui, nous écoutons nos corps, y'a-t-il plus normal que cela?
" Ô temps ! suspends ton vol, et vous, heures propices !
Suspendez votre cours :
Laissez-nous savourer les rapides délices
Des plus beaux de nos jours !"

Cependant, la vie, les sentiments, les insécurités se rappellent à notre souvenir. Oui, je vis avec bonheur mes expériences présentes, mais en partie aussi parce qu'elles me permettent de me poser les bonnes questions.

Cette fois-ci, ce n'est pas moi qui ai abordé la question de la séduction au sein d'un groupe, mais évidemment je me la suis posée aussi. Comment savoir quelle est l'image que l'on projette sur les autres? Comment être sûre que l'on plaît, que l'on est désirable?

Questions difficiles, violentes, blessantes, que chacun se pose nécessairement, et pas qu'une fois, dans ces circonstances où le désir est si présent que le moindre manque d'attention s'en ressent d'autant plus durement...

Les mots peuvent aider à cicatriser les maux.... ainsi qu'une partie carrée (qui était en fait pentagonale)

5h du matin, Paris s'éveille, et je m'endors entre deux amants aux mains douces et aux bouches plus douces encore....

Merci une fois encore à vous, et spéciale dédicace, comme disent les jeunes, à f*, qui m'a dit lire mon blog avec plaisir sans jamais faire savoir sa présence... à bientôt vous tous !

jeudi 2 septembre 2010

Contre la montre....

Qui a dit que le sexe était meilleur sans contrainte ?


Non, cette fois-ci je ne parlerai pas d’attaches qui me lieraient aux quatre coins d’un lit, ni d’un collier qui me ceindrait le cou….

Non, je ne parlerai pas d’une tenue imposée, ou d’une position imposée…

Non, aucun de mes sens n’était pas contraint, ni mes yeux bandés, ni mes mains entravées, l’audition empêchée, ou la bouche bâillonnée…

Non, je ne parlerai pas d’un lieu, qui nous contraindrait à la décence ou à l’indécence, porche parisien ou club libertin, transports en commun ou siège arrière de voiture….



Non, ce dont il s’agit ici est une contrainte temporelle, une sorte de ‘contre la montre’ érotique: une demi-heure de dégustation contre une demi-heure de conversation.

Le choix semblait simple, mais il était presque cornélien pour moi.

Moi qui adore sentir sous ma langue la peau douce et chaude d’un sexe, qui fond à la lecture ou à l’écoute de mots cochons….

Moi qui adore aussi être dégustée, sentir une langue me butiner, me lutiner, me caresser, dessiner mes recoins les plus intimes, sentir un doigt s’immiscer en moi, plonger vers le plus profond de mon sexe pour compléter la caresse de cette langue… qui découvre cependant depuis peu le goût de l’écriture et l’excitation des mots…

Que décider donc ? Surtout que j’avais affaire à un gourmet habitué aux mets les plus fins ainsi qu’aux mots les plus léchés…

Joueuse, je pensais arriver à trouver mes mots et mon plaisir à la fois… mais si j’ai trouvé l’un, j’ai perdu ma langue…



Qu’aurais-je pu lui dire, en dehors de ces mots décousus qui franchissaient mes lèvres entre deux soupirs et gémissements ?

Lui dire combien je me sens belle et désirable grâce à son regard et ses caresses, combien le monde du libertinage m’apporte de confiance en moi, en plus de tout le plaisir… que ces nouvelles expériences m’apprennent petit à petit à comprendre mes désirs, et bientôt à les exprimer…

Lui raconter plus en détail ce qui me fait mouiller ou deviner ce qui le ferait bander pour moi ? Lui raconter ces expériences que je rêve de faire pour devenir une amante parfaite – geisha moderne? Mes fantasmes d’exhibition dans les rues de Paris ? Mes envies de soumission ?

Je ne sais pas (encore ?) avouer tout cela. Mon auto-pénitence : m'entrainer à écrire ici non plus seulement des histoires vécues, mais aussi de vrais fantasmes...

J’ai perdu cette course contre la montre, mais jamais la défaite ne fut si douce….

http://www.paularmandgette.com/
http://www.paperblog.fr/1296458/nu-a-la-montre/