Chaud, sucré, doux
Des nouveautés culinaires très réussies, dont je ne dévoilerai pas les recettes, mais merci ici à notre maître queuxDes trouvailles de service, des lèvres qui sont trempées dans des épices puis dégustées par d'autres lèvres...
Un groupe de joyeux lurons, beaux et belles, bons mots et bon esprit, masques superbes et lingerie fine...
Une image gravée dans ma mémoire : toute la troupe autour du lit, après avoir dessiné sur mon corps avec du chocolat et effacé ces oeuvres d'art éphémères du bout de la langue, parlant de tout, de rien, les sourires, les rires, les plaisirs....
Une sensation gravée dans mon corps : la découverte de l'incroyable baguette magique, bien trop intense pour moi, et la promesse de le réessayer pour s'y habituer ...
Froid, salé, amer
Mais moi, au milieu de tout ça, j'étais un peu perdue... mon amant, malade, n'avait pas pu se déplacer. Deux des couples, nouveaux dans notre cercle, intimidés peut être, qui restent surtout de leur côté. Et moi et moi et moi?
Froides les cigarettes fumées seule à la fenetre de la cuisine, alors que des gémissements s'échappent des autres pièces parmi les notes baroques de la bande son.... Moi, pleine de désir, mais n'osant pas aborder les couples, toujours dans cette peur de gêner, d'être de trop, de provoquer une dispute...Salées ces blessures que je n'ose pas montrer....
Amer le constat que les femmes aussi ont cette peur de ne pas plaire, de ne pas faire bander... que le moindre "non-signe" d'attirance par l'autre remet en question cette confiance en sa capacité de séduire....
Précisions : j'ai hésité à faire ce billet sucré/salé, puisque je sais que certains des participants liront / ont lu ce billet. Je n'ai pas voulu m'auto-censurer, d'où la demi-teinte de ce billet. Mais je ne fais de reproche à personne : la façon dont j'ai vécu cette soirée tient moins à l'attitude des participants qu'à mon propre état d'esprit...


